Caline me demande, sur son blog, de dire quelques unes de mes manies d'enseignantes. Je n'aime pas trop les tags, mais celui-ci
est rigolo, alors je m'y colle volontiers.
1. Je m'asseois toujours sur le coin de mon bureau
2. Je me colle régulièrement les fesses contre le chauffage quand j'interroge un élève au tableau : il m'arrive de me brûler...
3. Quand mes élèves me poussent à bout et que j'en ai assez de crier, j'arrête tout, et je fais une petite séance de relaxation (on respire, zeeeeen...) : ça fait rire certains élèves qui se
mettent en tailleurs et imitent la position du bouddah
4. Quand j'écris quelque chose au tableau à recopier dans le cahier, et que l'un d'entre eux me demande "Maîtresse, faut l'écrire...?" (alors que je l'ai déjà dit trois fois), je
réponds toujours "non non, c'est là pour décorer, pour faire joli". Maintenant, ils se répondent régulièrement ça entre eux! (je n'ai plus le temps de le dire)
J'étais censée dire 6 choses mais je manque d'inspiration... J'envoie le tag à Notto, à Ephemeria et à Monsieur N, s'ils en ont envie.
En parlant de Monsieur N, qui écrit en ce moment des haïkus sur son blog, ça me fait penser que nous avons essayé d'en écrire, en classe, récemment. Sur le thème de la vigne. Un élève en très
grande difficulté, que j'ai pour la 3ème année dans ma classe (1 CM1, 2 CM2) et qui savait à peine écrire à son entrée en CM1 avec moi, a écrit ça.
Tu l'as brisé, lui
Mon coeur rouge saignait beaucoup.
Comme le vin. Il coule.
Il est ma grande réussite de mon début de carrière, je le pousse depuis 3 ans, et les résultats sont là. Lui qui était jugé par certains enseignants comme un cas désespéré...
Au fait, j'ai consulté le projet des nouveaux programmes : ils s'alourdissent encore pour le cycle 3... Avec quelques abérations comme l'apprentissage, en plus des 4 temps actuels,
du passé-simple, futur antérieur, passé antérieur, plus que parfait, subjonctif présent, conditionnel présent, etc... C'est de la pure folie!
Ce n'est pas fini : depuis 1 an et demi, je vais tous les mercredi chez le dentiste pour la fabrication et l'équilibrage d'une gouttière (justement pour éviter l'usure du cartilage et le grincement de dents). A cela s'ajoutent les RDV au CHU de Toulouse avec des spécialistes occluso-dentistes qui me font tourner en bourrique. 1 an et demi, c'est long.
La gouttière est enfin équilibrée, alors avant de la "passer sur les dents" (réajuster toutes mes dents à la bonne hauteur), on passe aux soins. J'ai 2 carries. Ca fait 5 semaines qu'on est dessus, et que je souffre. Car figurez-vous qu'on a dû dévitaliser une des 2 dents, que le dentiste avait aublié un nerf car il s'agissait d'un canal sur-numéraire, que les racines ont été inflammées,que ça a infecté mes sinus et que je suis tombée malade.
La semaine dernière, le dentiste a rectifié le tir, j'ai passé une semaine correcte, de mercredi dernier à ce matin.
Ce matin, re-belote, douleurs énormes pendant la consultation (je croyais que c'était dévitalisé??!)... et depuis que je suis sortie j'ai une douleur INSUPPORTABLE et PERMANENTE dans tout le sinus droit (douleur 8/10) malgré les dolipranes et autres anti-inflammatoires conseillés après coup par le dentiste. Ca s'est propagé à tout le côté droit du visage : oeil gonflé, douleurs à la mâchoire, naissance de ganglions, sinus hyper douloureux. Je vais chez le médecin, en pleurs, qui me donne des anti-inflammatoires encore plus puissants mais malheureusement encore sans effets.
Je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie, je me suis tordue de douleur pendant 4h sur le canapé... Et c'est pas fini...
Je suis en arrêt maladie demain, de toutes façons je ne peux rien faire.
Je déteste cette année 2008.
- Nettoyer et couper 4 poireaux en file julienne, et 600 gr de pommes de terre épluchées en gros dés.
- Faire "fondre" les poireaux dans une casserole avec 100 gr de beurre chaud.
- Ajouter les pommes de terre, 100 cl de lait, puis un verre d'eau au bout de 10 minutes de cuisson. Ajouter du sel, du poivre, et 2 pincées
de noix de muscade.
- Prolonger la cuisson à frémissement 20 minutes, passer au mixeur et ajouter 4 cuillères à soupe de crème fraîche. Décorer de persil.
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Voici LE film incontournable du moment, presque 10 millions d'entrées actuellement! Hier, je suis allée le voir, histoire de savoir ce qui peut bien attirer autant de gens... Mais attention hein, j'ai fait les choses en grand : j'y suis allée accompagnée de 4 ch'tis. Un Ch'ti mari, et trois Ch'tis neveux. Non mais!
J'avais peur que ce film joue en défaveur des gens du nord (en accentuant les clichés), mais en fait non. Le film est assez bien fait, et on passe un bon moment. De là à faire 10 millions d'entrées, faut pas exagérer...
Je pense qu'il faut avoir un lien avec les ch'tis pour vraiment apprécier le film.
Ayant été dans la même situation que Kad Merad pendant 1 an (la fille des Bouches-du-Rhône qui débarque un an dans le nord, pour mes études), je suis très bien placée pour en parler.
Ce qui est vrai :
- j'ai eu trèèès peur d'avoir froid, d'être congelée, en passant l'hiver là haut. C'est vrai que je me suis acheté une MEGA GROSSE DOUDOUNE pour y aller...
- en fait, le temps n'est pas si mauvais que ça, dans le nord!
- au début, on ne comprend pas tout du premier coup, et il faut parfois bien tendre l'oreille et faire répéter lentement (ça dépend des gens bien sûr!).... La scène du "je vous dis quoi" est une scène VECUE avec Yigaël pendant 2 ans... Quoi quoi? Quoi quoi quoi?
- il est facile de se faire des amis dans le nord... Les gens sont agréables et facilement abordables (même si on ne peut pas généraliser, c'est l'impression que j'ai eue!) : d'ailleurs un gros bisou à Caline, une copine de l'époque, avec qui j'ai d'excellents souvenirs! Ainsi qu'à Céline, Fanny, Guillaume, ma famille et ma belle-famille! (Ca en fait du monde!)
Par contre ce qui est faux :
- tout les Ch'tis ne parlent pas forcément avec le gros accent du film
- les gens du sud n'ont pas de mauvais préjugés envers les gens du nord!
- on sait tous ce qu'est une baraque à frites, même à Marseille!
- les gens du nord ne disent pas "Coco-colo" à la place de Coca-cola, même si les A ressemblent un peu à des O
- je n'ai jamais entendu "couilloski" pour dire "Biloute" dans le sud... Nous, on dit "Couillon"
- dans le sud aussi, on a des carilloneurs
Bref c'est parfois un peu exagéré des deux côtés, mais le film m'a rappelé plein de souvenirs... C'est ce qui explique à mon avis le succès du film dans le nord (tout le monde se sent concerné, on se reconnaît!)...
Je sens bien arriver la suite, du genre "Les Ch'tis à Porquerolles" ou "les Ch'tis dans le sud"... J'en mettrais ma main à couper... Ils vont tirer le fil jusqu'au bout, en jouant cette fois sur les préjugés qu'on a sur les marseillais!
De la fin 1994 à la mi-1998, j'ai tenu un journal intime de manière assidue. Il fait en tout 217 pages, soigneusement numérotées au fil des jours...
Le 9 mars 1995, j'avais 13 ans, j'ai eu la drôle d'idée de faire rencontrer mon "moi de 13 ans" avec mon "moi de 25 ans". Je m'étais dit qu'il fallait que j'y pense dans PILE 12 ans, le 9 mars 2008... La jour J est arrivé, dimanche. Je vous dévoile donc une page de mon carnet intime...
Retour 12 ans en arrière, exactement.
J'étais un peu déçue, dimanche, de voir que c'est tombé un jour de déprime. Mais bon, c'est comme ça, je me suis un peu forcée à objectiver pour répondre : c'est vrai, je suis heureuse, j'ai la vie dont je rêvais à l'époque.
Je me rappelle avoir pensé, ce jour là, avec mon éternel esprit positif, que je serai peut-être morte avant mes 25 ans et que je ne pourrai peut-être jamais répondre à mon message.
Petite Emilie, ne te fais pas de soucis, tout va bien se passer...







